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Naissances : où la baisse frappe le plus depuis 2010

Moins de bébés partout, mais pas au même rythme. Depuis le dernier point haut de 2010, les naissances ont reculé d'environ 24 % en France. La carte montre, département par département, où la chute est la plus nette.

Insee · naissances 2010 → 2025

Zoomez et cliquez sur un département pour voir l'évolution des naissances

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Légende - évolution du nombre de naissances 2010 → 2025

Source : Insee, statistiques de l'état civil - naissances vivantes domiciliées (résidence de la mère). Fond CARTO / OpenStreetMap. Indicateur = variation en % du nombre de naissances entre 2010 et 2025 (pas un taux pour 1 000 habitants).

Top 5 - plus forte baisse

Meuse −44,6 %
Vosges −39,8 %
Haute-Saône −39,4 %
Ardennes −38,5 %
Territoire de Belfort −35,3 %

Top 5 - baisse la plus limitée

Haute-Savoie −5,7 %
Haute-Garonne −9,8 %
Essonne −12,1 %
Val-d'Oise −12,5 %
Gironde −13,1 %
−24,0 % France hors Mayotte (Insee)
643 905 Naissances en France en 2025
−44,6 % Record de baisse : Meuse
−5,7 % Moins touché : Haute-Savoie

Quinze ans après le pic, une France à deux vitesses

En 2010, la France enregistrait encore un pic de naissances. Quinze ans plus tard, le bilan Insee est net : environ 643 905 bébés en 2025, soit près d'un quart de moins qu'au dernier point haut (−24,0 % hors Mayotte). Ce n'est pas seulement « moins de femmes en âge d'avoir des enfants » : l'institut souligne surtout le recul de la fécondité.

Pour comparer les territoires, le nombre brut de naissances trompe : Paris ne peut pas être mis face à la Creuse. En revanche, l' évolution en pourcentage entre 2010 et 2025 raconte la même histoire partout : combien le volume de naissances a bougé, à géographie départementale constante. C'est l'indicateur de cette carte - pas un taux pour 1 000 habitants, ni l'indicateur conjoncturel de fécondité (enfants par femme).

Le Grand Est et la « diagonale » tirent vers le bas

Sur la métropole, la baisse la plus marquée apparaît en Meuse (−44,6 %), devant d'autres départements du nord-est et du centre-est où le rose foncé domine : Vosges, Haute-Saône, Ardennes… Ces territoires cumulent souvent vieillissement, départ des jeunes adultes et fécondité plus basse qu'il y a quinze ans. Le résultat : nettement moins de naissances qu'en 2010, même quand la population totale ne s'effondre pas au même rythme.

Où la chute est moins brutale

À l'autre bout de l'échelle, la Haute-Savoie (−5,7 %) reste le département métropolitain le moins touché sur la période. Haute-Garonne, Essonne, Val-d'Oise ou Gironde limitent aussi le recul. Ce n'est pas une hausse : presque partout, le volume baisse. Mais l'attractivité démographique (arrivées de jeunes ménages, dynamisme périurbain) amortit le choc par rapport au Grand Est ou à certains départements ruraux.

Lire les couleurs sans se tromper

Plus le rose est foncé, plus la baisse du nombre de naissances est forte entre 2010 et 2025. Un département « clair » n'est pas épargné : il baisse simplement moins. Les DROM ne sont pas sur cette carte (série 2010 / 2025 métropolitaine homogène) ; Mayotte, absente du champ 2010 Insee, est hors comparaison nationale « hors Mayotte ».

Comment lire cette carte ?

  • Indicateur : évolution en % du nombre de naissances vivantes domiciliées, 2010 → 2025.
  • Couleur : 4 classes - plus c'est foncé, plus la baisse est forte.
  • Référence : 2010 = dernier point haut national retenu par l'Insee.
  • Clic : zoomez et cliquez un département pour 2010, 2025 et le %.
  • Top 5 : classements cliquables (plus forte baisse / baisse limitée).
  • Champ : France métropolitaine ; DROM hors carte.

Questions fréquentes

Pourquoi comparer à 2010 et pas à 2024 ?

Parce que l'Insee présente 2010 comme le dernier point haut des naissances. Le −24 % national (hors Mayotte) mesure la chute depuis ce pic, pas seulement le petit repli annuel 2024→2025 (−2 % environ).

C'est un taux pour 100 000 habitants ?

Non. Ici on cartographie l'évolution du nombre de naissances entre deux années. Le taux de natalité (pour 1 000 habitants) et l'indicateur de fécondité (enfants par femme) sont d'autres indicateurs Insee, utiles mais différents.

Domiciliées ou enregistrées ?

Naissances domiciliées : selon le lieu de résidence de la mère, pas la mairie où l'acte a été dressé. C'est le standard Insee pour comparer les départements.

Pourquoi certains départements baissent plus ?

Moins de femmes en âge d'avoir des enfants localement, fécondité plus basse, et parfois un départ net de jeunes adultes. La carte montre le résultat (le volume de naissances), pas la cause unique.

Les DOM sont-ils sur la carte ?

Non. La série affichée couvre l'hexagone et la Corse pour garder une comparaison 2010-2025 homogène. Les outre-mer ont des trajectoires très différenciées (Mayotte en hausse longue période, Antilles en baisse marquée).

Autres cartes Actus & Docs

Voir aussi le vieillissement démographique, la pauvreté / niveau de vie ou les logements vacants.

Sources

Producteur : Insee - statistiques de l'état civil (naissances vivantes).

Indicateur cartographié : évolution en % du nombre de naissances domiciliées (lieu de résidence de la mère) entre 2010 et 2025.

2010 : Situation démographique - DEP3 Naissances, natalité et fécondité par département (série depuis 1990).

2025 : Naissances mensuelles - fichier annuel par département de résidence de la mère (millésime décembre 2025).

Contexte national : Insee Focus n° 383 - Les naissances en 2025 ; Bilan démographique 2025 (−24 % hors Mayotte vs 2010).

Champ carte : France métropolitaine (96 départements). Hors DROM. Le chiffre national −24 % est celui de l'Insee hors Mayotte.

Fond de carte : tuiles CARTO / OpenStreetMap. Contours départementaux du projet.