Aides au logement : un taux, pas un pourcentage
En France, les aides au logement (APL, ALS, ALF) forment l'un des piliers de la protection sociale liée au logement. La carte compare les départements selon le nombre de bénéficiaires pour 1 000 habitants en juin 2026. La série regroupe APL, ALS et ALF (régime général) - pas l'APL seule. Ce n'est ni un pourcentage de la population, ni le montant d'aide versé : un département à 80 pour 1 000 compte 80 allocataires pour 1 000 habitants ce mois-là.
En juin 2026, la France compte 5 539 640 bénéficiaires, soit 80,2 pour 1 000. Autrement dit : un peu moins d'une personne sur douze est allocataire d'une aide au logement, en moyenne nationale - avec des écarts territoriaux très marqués, visibles dès le premier regard sur la carte.
Lire ce taux, c'est croiser trois réalités : le prix des loyers, la part de locataires et le niveau de revenus. Un territoire cher et locatif (grandes villes, littoral touristique, DOM) peut afficher un taux élevé sans que les montants unitaires soient les plus généreux ; un département rural à revenus moyens et à forte propriété peut rester bas même si le logement y pèse sur certains ménages.
Les départements les plus et les moins exposés
Le taux le plus élevé apparaît à La Réunion (123,5 pour 1 000). Le plus bas à Mayotte (3,0 pour 1 000). Les tableaux ci-dessous résument les extrêmes : à gauche les territoires où les aides pèsent le plus sur la population, à droite ceux où elles restent plus rares. Cliquez une ligne pour zoomer sur la carte.
Top 5 - plus de bénéficiaires / 1 000 hab.
| La Réunion | 123,5 pour 1 000 |
| Hérault | 114,9 pour 1 000 |
| Haute-Garonne | 112,1 pour 1 000 |
| Paris | 111,1 pour 1 000 |
| Guadeloupe | 107,0 pour 1 000 |
Top 5 - moins de bénéficiaires / 1 000 hab.
| Mayotte | 3,0 pour 1 000 |
| Haute-Savoie | 42,8 pour 1 000 |
| Ain | 44,7 pour 1 000 |
| Vendée | 45,7 pour 1 000 |
| Corse-du-Sud | 49,9 pour 1 000 |
Géographie : villes, Sud, DOM… et Mayotte
La Réunion et plusieurs départements du Sud (Hérault, Haute-Garonne) ainsi que Paris ressortent souvent parmi les taux les plus élevés. Densité urbaine, tension locative et profils de revenus y jouent un rôle majeur. En métropole, la Haute-Savoie et l'Ain figurent parmi les plus bas : marchés du travail dynamiques, part importante de propriétaires, et parfois une population moins éligible aux aides.
Mayotte apparaît très bas sur ce millésime : la couverture et le régime d'aides au logement n'y sont pas strictement comparables au reste du territoire. Interpréter ce point comme un « faible besoin » serait trompeur ; mieux vaut le lire comme un signal de périmètre statistique à traiter avec prudence.
Un instantané de mois, pas une moyenne annuelle
La carte montre un mois précis (juin 2026), pas une moyenne sur l'année. Les effectifs bougent : nouveaux droits, sorties, contrôles, saisonnalité. Pour comparer deux départements, restez sur le même mois. Pour suivre une tendance nationale, il faudrait croiser plusieurs mois de la série DREES - ce que cette page ne fait pas encore.
Autre nuance : le taux ne dit rien du montant moyen perçu, ni du reste à charge après aide. Deux départements au même taux peuvent cacher des situations très différentes (loyers, composition des ménages, part de colocations ou de résidences sociales).
Comment lire cette carte
- Couleur : plus le département est foncé, plus le taux pour 1 000 habitants est élevé.
- Unité : toujours « pour 1 000 habitants », jamais un pourcentage (80 pour 1 000 ≠ 80 %).
- Clic / Top 5 : effectifs, population et taux ; zoom sur le territoire.
- Mois : juin 2026 seulement.
- DOM : vraies coordonnées ; zoom ou Top 5 pour les atteindre.
- Périmètre : APL + ALS + ALF (régime général), pas l'APL seule.