Nuitées touristiques : de quoi parle-t-on ?
Une nuitée, c'est une personne passant une nuit dans un établissement (Français + visiteurs étrangers). Deux personnes pendant trois nuits = six nuitées. La carte compare les départements selon le volume de nuitées en hôtels de tourisme (année entière) et en campings (saison avril à septembre) pour 2025.
« Touristique » ici signifie un séjour payant en hébergement collectif. Ce n'est pas une nuit chez des amis ou la famille, ni une résidence secondaire personnelle, ni une location entre particuliers (Airbnb…). Les « autres » hébergements collectifs (résidences de tourisme, villages vacances…) existent aussi, mais ils ne sont publiés qu'au niveau régional, d'où le choix hôtels + campings pour cette carte départementale.
En 2025, la métropole totalise environ 363 M de nuitées hôtels + campings (dont 216 M en hôtels et 147 M en campings). Le département le plus fréquenté est Paris (42 M). Paris concentre à elle seule environ 11,6 % du total de la carte.
Les départements les plus et les moins fréquentés
Le volume le plus élevé apparaît à Paris (42 M). Le plus bas à Haute-Saône (115 k). Les tableaux ci-dessous résument les extrêmes : à gauche les territoires où l'on passe le plus de nuits en hôtel ou camping, à droite ceux où le volume reste le plus faible. Cliquez une ligne pour zoomer sur la carte.
Top 5 - plus de nuitées
| Paris | 42 M |
| Hérault | 14 M |
| Var | 13 M |
| Vendée | 12 M |
| Alpes-Maritimes | 11 M |
Top 5 - moins de nuitées
| Haute-Saône | 115 k |
| Territoire de Belfort | 252 k |
| Meuse | 312 k |
| Creuse | 338 k |
| Mayenne | 415 k |
Paris côté hôtels, littoral côté campings
Paris pèse très lourd grâce à l'hôtellerie (pas de camping diffusé dans le tableau départemental) : le volume y est hors norme, même hors saison estivale. À l'inverse, plusieurs départements du littoral (Hérault, Var, Vendée, Landes…) montent surtout grâce aux campings d'été (avril-septembre). Comparer Paris et l'Hérault, c'est donc croiser deux modèles touristiques très différents : urbain et affaires d'un côté, saisonnier et plein air de l'autre.
Un département « bas » en volume n'est pas forcément peu touristique : il peut accueillir beaucoup de locations entre particuliers, de résidences secondaires ou de nuits chez des proches, hors champ de cette carte.
Des milliers Insee aux millions affichés
Attention à l'unité : la publication officielle affiche souvent les volumes en milliers de nuitées. Sur le site source, « 41 944 » pour Paris veut dire 41 944 × 1 000 = environ 42 millions de nuitées hôtelières. Sur cette carte, les valeurs sont converties et affichées en millions pour rester lisibles.
Les déplacements professionnels en hôtel comptent aussi (champ « hébergements collectifs touristiques »). Une nuitée n'est donc pas synonyme de « vacances ».
Comment lire cette carte
- Couleur : 4 teintes. Plus le département est foncé, plus le volume de nuitées est élevé.
- Unité : millions de nuitées (hôtels année + campings avr.-sept.).
- Clic / Top 5 : détail hôtels / campings / total ; zoom sur le département.
- Paris : surtout de l'hôtel (pas de camping diffusé), volume très élevé.
- Littoral : Hérault, Var, Vendée, Landes… montent grâce aux campings d'été.
- Hors champ : Airbnb, nuits chez des proches, résidences secondaires personnelles.